Crise énergétique au Tchad : le Parlement valide de nouveaux prêts - FINECO Crise énergétique au Tchad : le Parlement valide de nouveaux prêts - FINECO

Crise énergétique au Tchad : le Parlement valide de nouveaux prêts

Crise énergétique au Tchad : le Parlement valide de nouveaux prêts

Au Tchad, l’Assemblée nationale a adopté, lundi 13 avril, un projet de loi ratifiant deux accords de prêt destinés à financer la deuxième phase du Projet d’appui au secteur de l’électricité (PASET-2), une initiative jugée cruciale pour améliorer l’accès à l’électricité dans le pays. Ces accords ont été conclus avec deux partenaires internationaux majeurs : le Fonds de l’OPEP pour le développement international et le Fonds vert pour le climat. Ils doivent permettre de renforcer les capacités du système énergétique national, dans un contexte où l’électricité reste un luxe pour une grande partie de la population.

Les autorités tchadiennes présentent ce projet comme un levier essentiel pour soutenir la croissance économique et améliorer les conditions de vie. Le PASET-2 s’inscrit dans la continuité de la première phase du programme, le PASET-1, lancée avec l’appui de la Banque africaine de développement en décembre 2022. Cette première étape visait à accroître la production et la distribution d’électricité, tout en élargissant l’accès pour les populations urbaines et rurales.

Avec cette nouvelle phase, le gouvernement ambitionne d’aller plus loin, en améliorant la qualité de la fourniture électrique et en élargissant significativement l’accès à l’énergie, un préalable indispensable au développement socio-économique du pays.

Car les défis restent immenses. Selon la Banque africaine de développement, seuls 11 % des Tchadiens ont actuellement accès à l’électricité. Les inégalités sont particulièrement marquées entre les zones urbaines, où le taux atteint 20 %, et les zones rurales, où il reste inférieur à 1 %.

Ce déficit contraste fortement avec le potentiel énergétique du pays. Le Tchad bénéficie d’un ensoleillement important, estimé entre 4,5 et 6,5 kWh/m²/jour sur l’ensemble du territoire, ainsi que de ressources éoliennes significatives dans le nord et de réserves pétrolières. Pourtant, il affiche la consommation électrique par habitant la plus faible de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), avec seulement 47 kWh par an, contre 109 kWh en moyenne dans la sous-région.