Cybersécurité : le Tchad renforce son arsenal numérique - FINECO Cybersécurité : le Tchad renforce son arsenal numérique - FINECO

Cybersécurité : le Tchad renforce son arsenal numérique

Cybersécurité : le Tchad renforce son arsenal numérique

Au Tchad, le Sénat du Tchad, chambre haute du Parlement, a ratifié l’ordonnance présidentielle portant réforme de l’Agence nationale de sécurité informatique et de certification électronique (ANSICE). Cette décision intervient après l’approbation préalable du texte par l’Assemblée nationale du Tchad et vise à adapter l’institution aux défis croissants liés au développement du numérique.

La réforme a été adoptée par les sénateurs lors d’une séance plénière tenue le vendredi 13 mars. Dans un communiqué, le Secrétariat général du gouvernement du Tchad a indiqué que la nouvelle législation a pour objectif de renforcer les capacités opérationnelles de l’ANSICE et de consolider l’architecture nationale de cybersécurité.

Selon les autorités, cette évolution législative permettra notamment de mieux protéger les systèmes informatiques de l’État et les données des citoyens face à l’augmentation des cybermenaces, dans un contexte marqué par l’essor rapide des technologies numériques.

D’après l’Agence tchadienne de presse et d’édition (ATPE), la réforme introduit un élargissement notable des missions de l’agence. Celles-ci incluent désormais la cybersécurité, la protection des données personnelles, la sécurisation des transactions électroniques, la lutte contre la cybercriminalité ainsi que la défense de l’espace informationnel national.

Le nouveau cadre juridique confère également à l’ANSICE des prérogatives élargies dans la régulation de certains outils technologiques. L’agence aura notamment un rôle accru dans l’encadrement des systèmes de vidéosurveillance et dans la réglementation de l’utilisation des drones. Par ailleurs, la loi introduit des dispositions inédites concernant la supervision des réseaux sociaux, des plateformes numériques et des systèmes d’intelligence artificielle. Elle prévoit aussi la classification des entités d’importance numérique vitale et renforce les pouvoirs de régulation, d’enquête et de sanction de l’agence, afin de mieux répondre aux défis sécuritaires posés par la transformation numérique.