Égypte : le FMI débloque 2,27 milliards $
Malgré une stabilisation macroéconomique jugée encourageante, l’Égypte reste sous pression pour approfondir ses réformes structurelles. Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé les cinquième et sixième revues du programme économique égyptien au titre du Mécanisme élargi de crédit (MEDC) de 8 milliards de dollars, ainsi que la première revue de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) d’un montant de 1,3 milliard de dollars.
La décision, annoncée le 25 février, ouvre la voie au déblocage immédiat d’environ 2,273 milliards de dollars de nouveaux financements, dont près de 2 milliards de dollars dans le cadre du MEDC et 273 millions de dollars au titre de la FRD. Le total des tirages effectués par l’Égypte s’élève désormais à environ 5,207 milliards de dollars.
Initialement validé le 16 décembre 2022 pour une durée de 46 mois, l’accord MEDC a été prolongé de deux mois, jusqu’au 15 décembre 2026. Les rapports détaillés des experts du Fonds sur l’économie égyptienne n’ont toutefois pas encore été publiés.
Dans son communiqué, l’institution de Washington salue l’amélioration des fondamentaux macroéconomiques. « Les mesures de stabilisation prises par les autorités continuent de porter leurs fruits », a déclaré Nigel Clarke, directeur général adjoint et président par intérim du FMI.
Selon le Fonds, la croissance du PIB réel s’est redressée à 4,4 % au cours de l’exercice 2024/25. L’inflation, longtemps sous tension, a nettement ralenti pour atteindre 11,9 % en janvier 2026, sous l’effet du resserrement monétaire et budgétaire. La position extérieure s’est également consolidée : le déficit courant a été ramené à 4,2 % du PIB, soutenu par la vigueur des transferts des expatriés et des recettes touristiques.
Les marchés financiers ont, selon le FMI, manifesté une confiance accrue, illustrée par le succès des émissions de dette sur les marchés internationaux, la progression des investissements étrangers et des envois de fonds des Égyptiens de l’étranger, à des niveaux records.
Cette dynamique a permis un renforcement notable des réserves de change, passées de 54,9 milliards de dollars en décembre 2024 à environ 59,2 milliards de dollars un an plus tard. La flexibilité accrue du taux de change a joué un rôle clé dans cette amélioration.
Sur le plan budgétaire, les performances se sont redressées grâce à une réduction de l’investissement public et à une hausse des recettes fiscales. Toutefois, l’excédent primaire est resté en deçà des objectifs fixés par le programme, en raison notamment de retards dans les cessions d’actifs prévues.
Si le FMI reconnaît les avancées enregistrées, il exhorte néanmoins les autorités à accélérer les réformes structurelles et le programme de privatisations en 2026 afin de consolider la croissance, élargir la base productive et garantir une trajectoire durable à moyen terme.
Les plus lus - Finance
-
Sénégal : Le nouveau président s’engage contre la corruption
-
Cryptomonnaies : l’Afrique du Sud s’apprête à accorder des licences à 60 sociétés de trading
-
Afrique du sud : Le rand chute en début de séance
-
Afrique du sud : Le rand reste inchangé ce jour
-
Devises : Le rand sud-africain, le shilling kenyan et ougandais se renforcent
