Égypte : l’inflation au plus bas depuis septembre - FINECO Égypte : l’inflation au plus bas depuis septembre - FINECO

Égypte : l’inflation au plus bas depuis septembre

L’inflation en Égypte a poursuivi son ralentissement en janvier, atteignant son niveau le plus bas depuis septembre, un signal qui renforce les anticipations d’un nouvel assouplissement monétaire dès cette semaine. Les pressions sur les prix continuent en effet de s’atténuer, selon les dernières données officielles.

D’après l’agence nationale des statistiques, la hausse annuelle des prix à la consommation dans les zones urbaines s’est établie à 11,9 % en janvier, contre 12,3 % en décembre. En variation mensuelle, l’inflation a toutefois progressé de 1,2 %, après une augmentation limitée à 0,2 % le mois précédent.

Les prix des produits alimentaires et des boissons, qui constituent la composante la plus importante du panier des ménages, ont enregistré une hausse annuelle de 1,9 % en janvier. Sur un mois, l’inflation alimentaire ressort à 2,3 %, illustrant des tensions ponctuelles sur les produits de base.

L’inflation sous-jacente, qui exclut les éléments volatils et administrés, a également ralenti, passant de 11,8 % en décembre à 11,2 % en janvier. Cette décélération conforte la trajectoire de désinflation engagée depuis plusieurs mois.

Deuxième économie du continent africain, l’Égypte a amorcé en 2025 l’un de ses cycles d’assouplissement monétaire les plus marqués depuis plus de deux ans. Entre février et décembre, la banque centrale a abaissé son taux directeur cumulé de 725 points de base, le ramenant à 20 %, après une longue phase de resserrement destinée à juguler une inflation alimentée par les dévaluations successives de la livre et les tensions budgétaires.

La première réunion de politique monétaire de l’année est prévue jeudi. Plusieurs analystes anticipent une nouvelle réduction de 100 points de base des taux au jour le jour, dans un contexte de repli progressif de l’inflation.

Ces chiffres interviennent à l’approche du mois de Ramadan, qui débute plus tard ce mois-ci et s’accompagne traditionnellement d’une hausse des dépenses des ménages. L’évolution des prix reste étroitement surveillée dans le pays le plus peuplé du Moyen-Orient, où l’inflation avait culminé à 38 % en septembre 2023, avant la mise en place d’un programme de soutien international de 57 milliards de dollars.

Si la décrue est nette depuis ce pic, le retour durable à une inflation à un chiffre demeure entravé par plusieurs facteurs, notamment les réformes des subventions engagées dans le cadre du programme soutenu par le Fonds monétaire international.