Éthiopie : l’adhésion au PAPSS pour réduire les coûts des paiements transfrontaliers - FINECO Éthiopie : l’adhésion au PAPSS pour réduire les coûts des paiements transfrontaliers - FINECO

Éthiopie : l’adhésion au PAPSS pour réduire les coûts des paiements transfrontaliers

Éthiopie : l’adhésion au PAPSS pour réduire les coûts des paiements transfrontaliers

L’Éthiopie a rejoint le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), a annoncé jeudi 15 octobre Mike Ogbalu III, directeur général du PAPSS, en marge de l’Ethiopia Finance Forum. Cette adhésion permettra aux institutions financières éthiopiennes de se connecter à cette infrastructure panafricaine et d’effectuer des paiements transfrontaliers avec leurs homologues du continent.

Développé par la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), en collaboration avec l’Union africaine et le Secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), le PAPSS vise à faciliter les règlements commerciaux entre pays africains directement en monnaies locales, sans recourir à des devises intermédiaires comme le dollar ou l’euro.

Dans le circuit bancaire traditionnel, une entreprise africaine qui règle un fournisseur dans un autre pays du continent peut devoir convertir ses fonds en devises étrangères, notamment en dollars ou en euros. Les paiements transitent alors par des banques correspondantes situées hors d’Afrique, généralement aux États-Unis ou en Europe, avant d’être convertis à nouveau en monnaies locales.

Ce mécanisme allonge les délais de règlement, alourdit les frais de change et rend les transactions dépendantes de la disponibilité des devises étrangères dans les banques centrales africaines.

Le PAPSS entend supprimer ces détours en permettant les règlements entre banques centrales africaines. L’acheteur paie dans sa monnaie nationale, tandis que le bénéficiaire reçoit les fonds dans la sienne, selon les modalités applicables à la transaction. Cette infrastructure vise ainsi à réduire les coûts et les délais des paiements transfrontaliers, tout en limitant le recours aux devises étrangères dans les échanges intra-africains.