Éthiopie : un accord pour la restructuration de sa dette obligataire - FINECO Éthiopie : un accord pour la restructuration de sa dette obligataire - FINECO

Éthiopie : un accord pour la restructuration de sa dette obligataire

Éthiopie : un accord historique ouvre la voie à la restructuration de sa dette obligataire de 1 milliard de dollars L’Éthiopie a franchi une étape majeure dans la résolution de sa crise de la dette en parvenant à un accord préliminaire avec ses principaux détenteurs d’obligations internationales pour restructurer un emprunt d’un milliard de dollars en défaut de paiement. L’annonce a été faite le 29 juin par le ministère éthiopien des Finances. Cet accord est particulièrement scruté par les marchés financiers internationaux, car il constitue l’un des dossiers les plus emblématiques du Cadre commun du G20, mis en place pendant la pandémie de Covid-19 pour faciliter les restructurations de dette des pays en difficulté. Ce mécanisme a toutefois été confronté à de nombreuses lenteurs en raison de divergences entre créanciers publics, investisseurs privés et partenaires bilatéraux, notamment la Chine et les pays occidentaux. Selon les termes convenus, l’Éthiopie émettra une nouvelle obligation de 880 millions de dollars assortie d’un taux d’intérêt de 6,15 %, avec un remboursement échelonné jusqu’en 2029. Le pays s’est également engagé à verser 99,4 millions de dollars au titre des coupons impayés et d’une commission de consentement destinée aux créanciers. L’accord comprend également un mécanisme innovant sous la forme d’un « New Money Warrant », qui donnera aux détenteurs d’obligations la possibilité de souscrire à une future émission obligataire éthiopienne pouvant atteindre un milliard de dollars. Cette option sera indexée sur les conditions du marché et pourra être rachetée par l’État éthiopien, dans la limite de 90 millions de dollars. Pour Samir Gadio, ce dispositif a joué un rôle déterminant dans le rapprochement des positions entre les différentes parties. Selon lui, l’accord offre un compromis équilibré susceptible de satisfaire à la fois les créanciers et les autorités éthiopiennes. Le gouvernement a également indiqué que le Fonds monétaire international avait validé la structure de l’opération, estimant qu’elle restait compatible avec les objectifs de soutenabilité de la dette du pays. Les coprésidents du Comité officiel des créanciers, à savoir Chine et France, n’ont formulé aucune objection à ce stade. L’accord doit désormais être approuvé par l’ensemble des membres du comité des créanciers. S’il est définitivement validé, il permettra à l’Éthiopie de se rapprocher d’une sortie durable de sa crise de la dette et pourrait servir de référence pour d’autres restructurations menées dans le cadre du Cadre commun du G20.

L’Éthiopie a franchi une étape majeure dans la résolution de sa crise de la dette en parvenant à un accord préliminaire avec ses principaux détenteurs d’obligations internationales pour restructurer un emprunt d’un milliard de dollars en défaut de paiement. L’annonce a été faite le 29 juin par le ministère éthiopien des Finances.

Cet accord est particulièrement scruté par les marchés financiers internationaux, car il constitue l’un des dossiers les plus emblématiques du Cadre commun du G20, mis en place pendant la pandémie de Covid-19 pour faciliter les restructurations de dette des pays en difficulté. Ce mécanisme a toutefois été confronté à de nombreuses lenteurs en raison de divergences entre créanciers publics, investisseurs privés et partenaires bilatéraux, notamment la Chine et les pays occidentaux.

Selon les termes convenus, l’Éthiopie émettra une nouvelle obligation de 880 millions de dollars assortie d’un taux d’intérêt de 6,15 %, avec un remboursement échelonné jusqu’en 2029. Le pays s’est également engagé à verser 99,4 millions de dollars au titre des coupons impayés et d’une commission de consentement destinée aux créanciers.

L’accord comprend également un mécanisme innovant sous la forme d’un « New Money Warrant », qui donnera aux détenteurs d’obligations la possibilité de souscrire à une future émission obligataire éthiopienne pouvant atteindre un milliard de dollars. Cette option sera indexée sur les conditions du marché et pourra être rachetée par l’État éthiopien, dans la limite de 90 millions de dollars.

Pour Samir Gadio, ce dispositif a joué un rôle déterminant dans le rapprochement des positions entre les différentes parties. Selon lui, l’accord offre un compromis équilibré susceptible de satisfaire à la fois les créanciers et les autorités éthiopiennes.

Le gouvernement a également indiqué que le Fonds monétaire international avait validé la structure de l’opération, estimant qu’elle restait compatible avec les objectifs de soutenabilité de la dette du pays. Les coprésidents du Comité officiel des créanciers, à savoir Chine et France, n’ont formulé aucune objection à ce stade.

L’accord doit désormais être approuvé par l’ensemble des membres du comité des créanciers. S’il est définitivement validé, il permettra à l’Éthiopie de se rapprocher d’une sortie durable de sa crise de la dette et pourrait servir de référence pour d’autres restructurations menées dans le cadre du Cadre commun du G20.