Finances publiques : FMI débloque 348 millions $ supplémentaires pour la RDC - FINECO Finances publiques : FMI débloque 348 millions $ supplémentaires pour la RDC - FINECO

Finances publiques : FMI débloque 348 millions $ supplémentaires pour la RDC

Égypte : le FMI débloque 1,7 milliard de dollars, mais maintient la pression sur la dette et les réformes L’Égypte a obtenu environ 1,7 milliard de dollars de financements supplémentaires du Fonds monétaire international (FMI), après l’achèvement de deux nouvelles revues de son programme économique, a annoncé l’institution jeudi 30 juillet. Le décaissement intervient alors que Le Caire affiche une accélération de la croissance et un reflux de l’inflation, mais reste confronté à une dette publique élevée et à d’importants besoins de financement. Dans le détail, le FMI a approuvé un décaissement de 1,5 milliard de dollars au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC), tandis que 272 millions de dollars supplémentaires seront mobilisés dans le cadre de la facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). Ces ressources viennent renforcer les réserves de change et la capacité de financement d’une économie encore fortement exposée aux chocs extérieurs. L’institution basée à Washington estime que l’économie égyptienne a jusqu’ici résisté aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient. Selon le FMI, cette résilience tient notamment à la flexibilité du taux de change, aux ajustements des prix de l’énergie et aux mesures prises par les autorités pour contenir les dépenses publiques. Une croissance qui accélère, l’inflation qui recule Les indicateurs macroéconomiques témoignent d’une amélioration de la conjoncture. La croissance du PIB réel a atteint 5 % au troisième trimestre de l’exercice 2025/26, portant la progression cumulée sur les neuf premiers mois à 5,2 %, contre 3,9 % sur la même période un an auparavant. Dans le même temps, l’inflation poursuit son ralentissement. Le taux global est revenu à 14,3 % en juin 2026, contre 15,2 % en mars. Une évolution qui offre un peu d’oxygène aux ménages et réduit progressivement la pression sur la politique monétaire, même si les niveaux de prix restent élevés. Pour Le Caire, le soutien financier du FMI constitue surtout un levier pour consolider la stabilité macroéconomique et préserver l’accès aux financements extérieurs. L’Égypte doit en effet continuer à attirer des devises pour couvrir ses importations, assurer le service de sa dette et renforcer ses réserves dans un environnement international encore volatil. La dette reste le principal risque Le FMI ne considère toutefois pas la stabilisation récente comme acquise. L’institution pointe le niveau élevé de la dette publique et l’ampleur des besoins de financement de l’État, deux facteurs qui continuent de peser sur les perspectives économiques. Une nouvelle aggravation des tensions géopolitiques au Moyen-Orient pourrait par ailleurs renverser la tendance. Une hausse des prix de l’énergie et des matières premières alimenterait les pressions inflationnistes mondiales, tandis qu'un durcissement des conditions financières internationales renchérirait le coût du financement pour les économies émergentes. Le FMI appelle donc les autorités égyptiennes à maintenir une discipline budgétaire stricte et à accélérer les réformes structurelles. L’institution insiste notamment sur la nécessité de mettre en œuvre de manière plus déterminée la politique de désengagement de l’État de l’économie et le programme de privatisations. Ces réformes constituent un élément central du programme soutenu par le Fonds. Elles visent à réduire l’empreinte économique des entreprises publiques et militaires, à renforcer le rôle du secteur privé et à attirer davantage d’investissements étrangers. Le nouveau décaissement de 1,7 milliard de dollars offre ainsi un répit financier au gouvernement égyptien, mais s’accompagne d’un message clair : la croissance et le recul de l’inflation ne suffiront pas à eux seuls. Pour le FMI, la prochaine étape sera de transformer cette amélioration conjoncturelle en une stabilisation durable des finances publiques, tout en accélérant les réformes destinées à réduire les vulnérabilités structurelles de l’économie égyptienne.

Le Fonds monétaire international a annoncé mardi 30 juin que son conseil d’administration validait la troisième revue de ses programmes d’aide à destination de la République démocratique du Congo. Ainsi, il a versé environ 348,5 millions de dollars supplémentaires en faveur du pays.  

Le nouveau versement porte à 1,1 milliards de dollars le total des fonds d’ores et déjà versés à Kinshasa dans le cadre des programmes d’aide en cours. En effet, 258,2 millions de dollars sont versés dans le cadre de la Facilité de crédit étendue (ECF). Les 90 millions restant correspondent à la Facilité de résistante et soutenabilité (RSF), qui permet des prêts à taux réduit et une période de grâce avant le début du remboursement.

A noté que la RSF est prévue particulièrement pour aider le financement de projets qui vise à adapter le pays aux effets du réchauffement climatique. Il permettra aussi d’accélérer sa transition vers une économie décarbonée.

L’institution pointe cependant la situation dans l’est du pays qui reste volatile. Le Fonds évoque aussi une situation humanitaire critique. À cela s’ajoutent l’épidémie d’Ebola en cours et des tensions politiques internes croissantes.

Le Fonds demande à Kinshasa d’avancer plus vite sur la lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent. La RDC reste sur la liste grise du Gafi, l’organisme mondial qui surveille les pays juges insuffisamment vigilants face au blanchiment et au financement du terrorisme.