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GAFAM : Le Togo s’attaque à la fiscalité des géants du numérique

Le Togo s’attaque à la fiscalité des géants du numérique

L’administration fiscale togolaise a annoncé son intention de mettre à contribution les GAFAM, ces géants mondiaux du numérique qui génèrent des revenus considérables sans s’acquitter d’une fiscalité proportionnelle à leurs activités locales. Cette initiative marque une étape importante dans la volonté des autorités de mieux encadrer l’économie digitale et d’élargir l’assiette fiscale nationale.

L’acronyme GAFAM regroupe cinq mastodontes américains de la technologie : Google, Apple, Facebook devenu Meta, Amazon et Microsoft. Ces entreprises dominent largement l’économie numérique mondiale à travers des services devenus incontournables, allant de la publicité en ligne et des réseaux sociaux au commerce électronique, en passant par les systèmes d’exploitation, les applications mobiles et le cloud computing.

Au Togo, comme dans de nombreux pays africains, ces plateformes génèrent des flux financiers significatifs via les revenus publicitaires, les abonnements numériques, la vente d’applications et les services en ligne. Toutefois, leur faible présence physique sur le territoire leur permet, jusqu’à présent, de limiter leur exposition à l’impôt local, créant un déséquilibre perçu par rapport aux entreprises nationales soumises aux règles fiscales classiques.

Selon l’administration fiscale, la réforme envisagée vise à renforcer la mobilisation des ressources internes afin de financer les priorités nationales, notamment le développement économique, l’inclusion sociale et la sécurité. Les autorités assurent toutefois que cette démarche se fera dans le respect de la compétitivité des secteurs productifs, dans un environnement international marqué par des incertitudes économiques croissantes.

Cette volonté de taxer les géants du numérique s’inscrit dans une dynamique plus large observée à l’échelle mondiale, où de nombreux États cherchent à adapter leurs systèmes fiscaux à la réalité de l’économie digitale et à mieux capter la valeur créée sur leur territoire.