Ghana : le rebond de l’inflation ravive les enjeux pour la politique monétaire - FINECO Ghana : le rebond de l’inflation ravive les enjeux pour la politique monétaire - FINECO

Ghana : le rebond de l’inflation ravive les enjeux pour la politique monétaire

Tunisie : l’inflation ralentit à 5,3 % en juin, portée par l’accalmie des prix alimentaires Tunis – L'inflation en Tunisie a légèrement ralenti en juin, offrant un signal d'apaisement des tensions sur les prix à la consommation, même si les coûts de l'alimentation, des services et de certains produits manufacturés continuent de peser sur le pouvoir d'achat des ménages. Le taux d'inflation annuel s'est établi à 5,3 % en juin, contre 5,4 % en mai, selon les données publiées dimanche par l'Institut national de la statistique (INS). Cette décélération s'explique principalement par un ralentissement de la hausse des prix des produits alimentaires, un poste qui demeure toutefois le principal moteur de l'inflation. La progression des prix du groupe « Alimentation et boissons » est revenue à 7,1 % en juin, après 8,2 % le mois précédent. Malgré ce repli, plusieurs produits de base continuent d'enregistrer de fortes hausses sur un an, notamment la viande ovine (+18,3 %), la viande bovine (+13,6 %), la volaille (+13,5 %), les poissons frais (+11,7 %) et les fruits frais (+11 %). À l'inverse, les prix des huiles alimentaires ont reculé de 5,5 %, tandis que ceux des œufs ont baissé de 3,1 %. Les prix des produits manufacturés ont augmenté de 4,7 % sur un an, soutenus notamment par la hausse de 9,2 % des prix de l'habillement et des chaussures. Les services ont, de leur côté, progressé de 4,3 %, reflétant principalement le renchérissement des services d'hébergement, dont les tarifs ont bondi de 15,4 %. L'évolution de l'inflation sous-jacente, un indicateur suivi de près par les marchés car il exclut les produits alimentaires et l'énergie, traduit toutefois des pressions persistantes. Celle-ci est ressortie à 4,9 % en juin, contre 4,8 % en mai, suggérant que les tensions inflationnistes restent présentes au-delà des seules fluctuations des prix alimentaires. Sur une base mensuelle, l'indice des prix à la consommation a progressé de 0,2 %, porté principalement par la hausse des prix de l'habillement et des chaussures (+1,7 %) ainsi que des restaurants, cafés et hôtels (+1 %). Ce ralentissement, bien que modeste, pourrait conforter les perspectives de stabilisation de l'inflation au cours des prochains mois. Toutefois, la persistance d'une inflation sous-jacente élevée et le maintien de fortes hausses sur plusieurs produits essentiels laissent entrevoir un environnement toujours contraignant pour la consommation des ménages et la politique monétaire tunisienne.

L’inflation annuelle au Ghana a accéléré pour un troisième mois consécutif en juin, atteignant 5,3 % contre 3,7 % en mai, selon les données publiées jeudi par le Service statistique du Ghana (GSS). Cette progression met fin au ralentissement observé au premier trimestre, lorsque la hausse des prix avait touché un point bas de 3,2 % en mars, tout en restant largement inférieure au niveau de 13,7 % enregistré un an plus tôt.

La remontée de l’inflation est principalement imputable aux produits non alimentaires, dont la hausse des prix s’est établie à 6,3 % en juin, contre 4,1 % le mois précédent. Cette catégorie représente désormais 68,5 % de l’inflation globale, confirmant que les tensions sur les prix se concentrent davantage en dehors du panier alimentaire. L’inflation des produits alimentaires a également progressé, mais à un rythme plus modéré, passant de 3,3 % à 3,9 %.

Les statistiques du GSS montrent par ailleurs une forte disparité entre les biens produits localement et les produits importés. Les prix des produits locaux ont augmenté de 6,7 % sur un an, contre seulement 2,3 % pour les biens importés, ce qui suggère que les pressions inflationnistes proviennent essentiellement de facteurs domestiques plutôt que du renchérissement des importations.

En revanche, la dynamique des prix s’est nettement modérée à court terme. En glissement mensuel, l’inflation est ressortie à 0,2 % en juin, contre 1,1 % en mai, traduisant un ralentissement du rythme de progression des prix malgré leur accélération en rythme annuel.

Cette évolution présente un signal contrasté pour les autorités monétaires. Si la hausse annuelle de l’inflation pourrait inciter à la prudence dans l’assouplissement de la politique monétaire, le ralentissement des pressions mensuelles laisse entrevoir une stabilisation progressive des prix, dans un contexte où le Ghana poursuit ses efforts de consolidation macroéconomique.