Niger : de 250 millions d’euros mobilisé pour les secteurs stratégiques
L’État du Niger renforce ses capacités de financement avec la mobilisation d’une enveloppe de 250 millions d’euros, soit environ 288 millions de dollars, destinée à soutenir plusieurs secteurs clés de son économie. L’opération a été co-arrangée par Coris Bank Niger et NAB Consulting, tandis que le financement a été accordé par Afreximbank.
Annoncée le 10 juin, cette facilité financière vise à accompagner la mise en œuvre de projets dans des domaines jugés prioritaires pour le développement du pays, notamment l’agriculture, l’énergie, la santé, les infrastructures ainsi que le financement des petites et moyennes entreprises (PME) et des petites et moyennes industries (PMI).
L’une des particularités de cette opération réside dans son mécanisme de sécurisation. Le financement est adossé à des recettes d’exportation identifiées du Niger, une partie de ces revenus étant affectée au remboursement de la dette. Cette structure permet de réduire le risque de crédit associé à l’opération et de renforcer la confiance du bailleur de fonds dans la capacité de remboursement de l’État.
Selon les acteurs impliqués, cette approche a facilité la mobilisation des ressources auprès d’Afreximbank en offrant une meilleure visibilité sur les flux financiers destinés au service de la dette. Elle illustre également l’intérêt croissant des institutions financières pour des mécanismes de financement reposant sur des garanties adossées à des revenus futurs clairement identifiés.
Dans cette transaction, NAB Consulting a joué un rôle central dans la structuration financière de l’opération. Le cabinet a notamment participé à la conception du dispositif de sécurisation, à la coordination entre les différentes parties prenantes et aux négociations ayant conduit à l’approbation du financement.
Son président, Ismaila Kamara, estime que cette opération démontre la capacité des États africains à mobiliser des ressources importantes grâce à des montages financiers innovants et adaptés aux réalités du continent.
Le cabinet sénégalais indique avoir contribué, au cours des trois dernières années, à la structuration de 29 opérations finalisées ou en cours dans plusieurs pays africains, représentant un volume global d’environ 2,93 milliards d’euros.
Au-delà du cas nigérien, cette transaction confirme la montée en puissance des financements structurés en Afrique, une solution de plus en plus utilisée par les États pour financer leurs priorités de développement tout en rassurant les investisseurs et les institutions prêteuses sur les modalités de remboursement.
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