Subventions à l’électricité : la facture frôle 2 000 milliards de nairas - FINECO Subventions à l’électricité : la facture frôle 2 000 milliards de nairas - FINECO

Subventions à l’électricité : la facture frôle 2 000 milliards de nairas

Subventions à l’électricité : la facture frôle 2 000 milliards de nairas

Au Nigéria, le coût des subventions à l’électricité a atteint 1,98 billion de nairas sur douze mois, en dépit des hausses tarifaires appliquées à une partie des consommateurs. Selon les données publiées par la Commission nigériane de réglementation de l’électricité (NERC), le gouvernement fédéral a continué d’absorber l’écart entre les tarifs approuvés et le coût réel de la fourniture d’électricité sur la période allant d’octobre 2024 à septembre 2025.

Les rapports trimestriels de la NERC montrent que les subventions se sont élevées à 471,69 milliards de nairas au quatrième trimestre 2024, avant d’augmenter à 536,4 milliards de nairas au premier trimestre 2025. Elles ont ensuite légèrement reculé à 514,35 milliards de nairas au deuxième trimestre, puis à 458,75 milliards de nairas au troisième trimestre, portant le total annuel à près de 2 000 milliards de nairas.

Dans son dernier rapport publié mardi, l’autorité de régulation explique que ces subventions restent indispensables, car les tarifs de l’électricité pour la majorité des catégories de clients demeurent inférieurs aux coûts réels de production et de distribution. La NERC souligne que le poids budgétaire reste élevé malgré l’ajustement tarifaire de la tranche A introduit en avril 2024, qui a supprimé les subventions pour les clients bénéficiant d’au moins 20 heures d’électricité par jour.

Concrètement, le gouvernement comble l’écart entre les tarifs autorisés et le coût de l’approvisionnement par des subventions appliquées à la source, principalement via les obligations de paiement des sociétés de distribution d’électricité envers la Nigerian Bulk Electricity Trading Plc (NBET), l’acheteur unique d’électricité sur le marché.

Le maintien de ce mécanisme intervient alors que l’État fédéral peine à apurer une dette de plus de 4 000 milliards de nairas due aux entreprises de production d’électricité. Cette situation alimente les inquiétudes sur la liquidité de l’ensemble de la chaîne de valeur du secteur, déjà fragilisée par des contraintes structurelles.

Le ministre de l’Énergie, Adebayo Adelabu, a à plusieurs reprises jugé le système actuel de subventions « non viable », plaidant pour un ciblage plus strict de l’aide en faveur des ménages les plus modestes. Les opérateurs et analystes du secteur appellent, de leur côté, à une feuille de route plus claire pour la suppression progressive des subventions, estimant qu’elle est nécessaire pour stabiliser durablement le marché.