Tanzanie : 550 millions $ pour transformer l’avenir des jeunes
La Banque mondiale frappe fort. Dans un communiqué publié mardi 31 mars, l’institution a annoncé l’approbation d’un financement de 550 millions de dollars destiné à soutenir deux programmes structurants en Tanzanie. Objectif affiché : agir simultanément sur deux leviers majeurs du développement, l’éducation et la protection sociale, afin de répondre aux défis persistants du chômage des jeunes et de la précarité des ménages.
Cette enveloppe se répartit entre deux initiatives phares : le deuxième programme « Éducation et compétences pour des emplois productifs » (ESPJ-II) et la troisième phase du « Filet de sécurité sociale productif » (PSSN III). Deux dispositifs complémentaires qui traduisent une stratégie globale : investir dans le capital humain tout en renforçant les mécanismes de résilience sociale.
Avec un financement de 300 millions de dollars, le programme ESPJ-II s’attaque à l’un des nœuds du développement économique tanzanien : l’inadéquation entre la formation et les besoins du marché du travail.
L’ambition est claire : accroître le nombre de diplômés disposant de compétences réellement exploitables dans les secteurs prioritaires de l’économie. À terme, près d’un million de personnes devraient bénéficier de cette initiative, avec une attention particulière portée à l’inclusion des femmes, qui représenteront au moins 45 % des bénéficiaires.
Concrètement, le programme vise à accompagner plus de 656 000 diplômés vers l’emploi ou à améliorer leur situation professionnelle. Il s’inscrit dans une logique d’employabilité directe, en mettant l’accent sur des compétences techniques et pratiques, mieux alignées avec les réalités économiques du pays.
« Les premières phases de ces programmes ont démontré que l’investissement dans les personnes porte ses fruits : il renforce le capital humain, améliore le bien-être des ménages les plus pauvres et dote les jeunes femmes et les jeunes hommes de compétences professionnelles utiles pour accéder à un emploi productif », a souligné Nathan Belete.
À travers ces deux programmes, la Banque mondiale mise sur une approche intégrée du développement. D’un côté, elle investit dans les compétences pour stimuler l’emploi. De l’autre, elle renforce les mécanismes de protection pour réduire la vulnérabilité.
Ce double levier apparaît essentiel dans un pays où une grande partie de la population reste exposée aux chocs économiques et climatiques. En combinant formation, insertion professionnelle et protection sociale, les autorités et leurs partenaires espèrent créer un cercle vertueux : des individus mieux formés, plus résilients et capables de contribuer durablement à l’économie.
L’accent mis sur les femmes constitue également un signal fort. En visant une participation significative des femmes dans les programmes, ces initiatives s’inscrivent dans une dynamique d’inclusion et d’égalité des chances.
Au final, cet investissement de 550 millions de dollars dépasse le simple cadre financier. Il traduit une volonté de transformation structurelle, où l’éducation et la protection sociale deviennent les piliers d’un développement plus équitable.
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